lundi 12 octobre 2015

Les grandes "dames de la plume!" (suite et fin)

Marguerite DURAS

                                           1914-1996

Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, une ville de la banlieue Nord de Saïgon. A l'âge de 5 ans la jeune Marguerite vit toujours à Saïgon lorsque son père Emile meurt, en France. Deux ans plus tard, en 1923, sa mère s'installe avec ses trois enfants à Vinh Long, une ville située dans le delta du Mékong.


Marguerite Donnadieu passe toute son enfance au Viet-Nam. En 1932, alors qu'elle vient d'obtenir son baccalauréat, elle quitte Saïgon et vient s'installer en France pour poursuivre ses études. Elle obtient en 1963 une licence en droit.
Cette même année elle rencontre un certain Robert Antelme
qu'elle épousera en 1939. De cette union naîtra en 1942 un premier enfant malheureusement mort-né. Cette période troublé dans la vie de Marguerite Donnadieu sera marquée également par la rencontre de son futur second mari, Dionys Mascolo.
En 1943 Marguerite et Robert Antelme déménage, ils s'installent au 5 rue St Benoît, à Paris, dans le quartier de St Germain des Près. Robert Antelme et Dionys Mascolo se lient d'une profonde amitié et avec Marguerite entrent dans la résistance. En parallèle Marguerite Donnadieu publie un premier ouvrage sous le pseudonyme de Marguerite Duras : Les Impudents (Editions Plon)
.








 L'année suivante elle passe chez Gallimard et fournit son deuxième ouvrage, La vie tranquille.


1944 est l'année qui marque l'arrestation de son mari Robert, déporté à Dachau. Marguerite s'inscrit alors au PCF, la Parti Communiste Français. A la libération Robert Antelme est libéré dans un état critique, il rejoint son épouse dans son domicile parisien. En 1947 Marguerite Duras divorce et se remarie avec Dionys Mascolo dont elle aura rapidement un enfant prénommé Jean.
Vers la diversification des activités (1950-1968)
En 1950 Marguerite Duras quitte le PCF, elle publie Un Barrage contre le Pacifique.

une œuvre majeure commencée trois ans plus tôt, puis en 1952 Le Marin de Gibraltar, et en 1955 Le Square





En 1957 elle rencontre Gérard Jarlot,
avec qui elle va collaborer pour de nombreuses adaptations théâtrales ou cinématographiques. En parallèle sa vie personnelle est bousculée par deux évènements majeurs : elle se sépare de son second mari et sa mère décède.





Poursuivant son œuvre littéraire, Marguerite Duras publie en 1958 Moderato Cantabile;








alors que les salles de cinéma mette pour la première fois à l'affiche une adaptation d'un de ses livres, Un barrage contre le Pacifique, de René Clément. Ses droits d'auteurs commencent à lui apporter une certaine aisance, ce qui lui permet d'aménager dans une maison individuelle à Neauphle-le-Château. Lancé dans le cinéma, elle signe les dialogues
d'  Hiroshima mon amour, d'Alain Resnais.

                                        Cette multiplication des activités fait reconnaître Marguerite Duras au niveau national. De 1960 à 1967 elle est membre du jury Médicis. Politiquement marqué à gauche malgré l'abandon de sa carte de membre du PCF, elle milite activement contre la guerre d'Algérie, dont la signature du Manifeste des 121, une pétition sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie, est le fait le plus marquant.
                                                                                                                                  En 1963 elle commence l'écriture du Vice-Consul, puis en 1964 elle publie 
Le Ravissement de LOL V. Stein, un nouveau roman,

                                                                                                                                                                             
 et l'année suivante sa première œuvre théâtrale, "Théâtre" (tome I, éditions Gallimard).


 Active dans les évènements de mai 1968, elle poursuit toutefois la diversification de ses activités théâtrales en créant la pièce "L'Amante anglaise", mise en scène par Claude Régy.





En 1969 elle passe à la réalisation cinématographique avec "Détruire, dit-elle". Puis en 1972 sa maison sert de décor à "Nathalie Granger", son nouveau film, puis elle écrit tour à tour "India Song" et "La Femme du Gange", qu'elle tourne au cinéma (Catherine Sellers, Gérard Depardieu, Dionys Mascolo)
En 1973 "India Song" est transformé en pièce de théâtre et parallèlement en film (sorti en salles en 1975). En 1977 c'est "Le Camion" qui sort au cinéma, un film marqué par l'apparition de Duras en tant qu'actrice (rôle succinct). Cette période prolifique pour elle se poursuit avec la réalisation en 1979 de quatre courts-métrages : "Les Mains négatives", "Césarée", "Aurélia Steiner-Melbourne" et "Aurélia Steiner-Vancouver".
A partir du début des années 80, Marguerite Duras poursuit la multiplication de ses activités avec la réalisation de "Dialogue de Rome", un film commandé par la RAI Italienne, puis suivront "Savannah Bay", "La Maladie de la mort" et en 1984 L' amant, un roman largement autobiographique reprenant la trame de son enfance. 













                                                                                                              



En 1985 elle met en scène "La Musica deuxième" au théâtre Renaud-Barrault, puis elle publie "Yann Andréa Steiner" (1992, éditions POL), "Ecrire" (1993, Gallimard) et "C'est tout" (1995, éditions POL)
Marguerite Donnadieu, dit Marguerite Duras s'est éteinte le 3 mars 1996 à son domicile parisien de St Germain des Près.
                                                                  
                               
J'espère que ces articles sur nos "Grandes Dames de la Plume" vous ont  intéressé et plu. Pour moi, ce fût un réel plaisir que de fouiner sur la toile durant ces dernières semaines, car j'ai appris et appris beaucoup!
Bien sur, il y en a une multitude d'autres " Grandes Dames de la Plume"!
Mais il fallait bien une fin!
Merci à toutes ces Dames pour s'être battu pour nos droits et défendu notre condition féminine.
                                   JB.

                                                Bien à vous !
Source Wikipedia

dimanche 11 octobre 2015

Souvenirs d' école !

                                   Souvenirs d' école!

Il y a longtemps, très longtemps de cela, j'étais en cours de musique.
La chaleur envahissait toute la classe et endormait mon esprit.
Soudain, notre professeur jaillit comme un diable et nous dit! 
- "Quels sont les différents instruments de musique qui composent un orchestre?"
Devant notre mutisme, elle ajouta!
-"Vous allez découvrir quelque chose de magique!"
Ce que j' entendis ce jour là, me restera à jamais dans ma mémoire.
Merci à notre professeur de musique et à monsieur Prokofiev.

                                   

 Selon un principe extrêmement simple mais très efficace, chaque personnage du conte est représenté par un instrument et par un thème musical. Il n'a fallu qu'une semaine à Prokofiev pour composer cette pièce d'une fraîcheur inégalée. Le compositeur répondait à une commande du Commissariat à l'éducation de la jeunesse de l'Union soviétique.
Prokofiev se lance dans la création de Pierre et le Loup grâce aux encouragements de Natalia Saz, la directrice artistique du Théâtre central pour enfants de Moscou, qui souhaitait familiariser les jeunes avec les principaux instruments de l'orchestre symphonique. Il a déjà quatre symphonies et plusieurs ballets à son actif quand il achève et dirige la première exécution de Pierre et le Loup le 2 mai 1936, avec Natalia Saz comme récitante.
                                                           


L'Histoire
Pierre, un jeune garçon, vit dans la campagne russe avec son grand-père. Un jour, il laisse la porte du jardin ouverte : un canard profite de l'occasion pour aller nager sur la mare toute proche. Il se querelle avec un oiseau. À ce moment, un chat s'approche ; l'oiseau, alerté par Pierre, s'envole pour se réfugier dans un arbre.
Le grand-père de Pierre ramène le garçon à la maison en bougonnant et referme la porte, car le loup pourrait surgir : de fait, le voici bientôt qui sort de la forêt. Le chat monte se réfugier dans l'arbre pendant que le canard, qui, tout excité, était sorti de la mare, se fait avaler par le loup.
Pierre prend une corde et, en escaladant le mur du jardin, grimpe dans l'arbre. Il demande à l'oiseau d'aller voltiger autour de la tête du loup pour détourner son attention. Pendant ce temps, il forme un nœud coulant avec lequel il parvient à attraper le loup par la queue.
Les chasseurs sortent de la forêt et veulent tirer sur le loup. Mais Pierre les arrête. Tous ensemble entament une marche triomphale pour emmener le loup au zoo.
Le but de l'œuvre est de faire découvrir aux enfants certains instruments de l'orchestre. Tandis que le récitant parle, l'orchestre ponctue le récit d'intermèdes musicaux où les différents protagonistes sont personnifiés par des instruments .


  • Pierre : le quatuor à cordes

  • l'oiseau : la flûte traversière

      









  • Le canard : le hautbois                                                                    








Le chat : la clarinette








  • le loup : les cors










Le grand-père : le basson


  • les chasseurs : bois et cuivres











  • par exemple la trompette
    (les coups de feu sont illustrés par des coups de timbales et de grosse caisse)

Tous les personnages ont un thème particulier qui apparaît à chacune de leurs entrées dans l'histoire.
Naïve mais raffinée et suggestive, la partition de l'artiste rencontre un succès qui ne s'est pas démenti depuis sa parution, chez les plus petits mais également chez les adultes.
Orchestration
L'œuvre est écrite pour un petit orchestre symphonique, presque un orchestre de chambre, tous les vents étant uniques sauf les trois cors. Prokofiev a su utiliser le caractère spécifique de chaque instrument pour décrire le tempérament et les particularités des personnages :

  • l'agilité — virtuosité de l'oiseau — flûte traversière et sa sonorité cristalline,
  • le pataud — bucolique de la cane — hautbois et son caractère pastoral,
  • la félinité — légèreté du chat — clarinette et son espièglerie naturelle,
  • le bougonnement — caustique du grand-père — basson et sa voix profonde,
  • le lugubre — envoûtant du loup — trois cors et ses accords si sombres,
  • le clinquant — réjouissance des chasseurs — cuivres/percussions et leur marche triomphale,

Fermez les yeux, écoutez, devinez le rôle de chaque instrument et savourez!

 Bien à vous !

jeudi 8 octobre 2015

un pantalon hors-la-loi?



Vous savez peut-être, que la loi du 26 Brumaire an IX (17 novembre 1800) interdit aux Françaises le port du pantalon. Si elle est tombé en désuétude. Cette ordonnance n'a jamais été abrogée. Napoléon Bonaparte autorise néanmoins les femmes désirant se travestir en homme à se présenter à la préfecture de police pour en faire la demande. Le port du pantalon ne pouvant être accordé que pour des raisons médicales.
En 1892 et 1909, deux circulaires permettent aux femmes qui pratiquent le cyclisme ou l' équitation de porter ce vêtement.


 
























En occident, la proverbiale question de savoir qui porte la culotte exprime, au propre comme au figuré, le long combat de la condition féminine. La bataille du pantalon commence dès la révolution française (Olympe de Gouge, partisane des droits identiques pour les deux sexes, arbore ladite culotte et sera guillotinée en 1793) et bourgeonne avec les mouvements féministes du 19ème siècle. Les plus bravaches sont les suffragettes guidées par leur Amelia Jenks Bloomer (1818-1894). L'avocate américaine prône la fin des contraintes vestimentaires féminines et de la dictature de la mode parisienne. Les femmes écrit-elle doivent être libérées de leurs lourdes jupes, de leurs corsets en os de baleine et autres rembourrages intempestifs. Le costume doit être adapté aux nécessités de la vie courante. En 1851, une activiste plus radicale, Elizabeth Smith Miller (alias Libby Miller) adopte ce qu'elle considère comme un costume adapté : un pantalon large et bouffant, resserré aux chevilles (tel ceux portés par les orientales) surmonté d'une courte robe, jupe ou veste. L'actrice britannique Frances Anne Kemble (1809 – 1893) est la première ambassadrice de ce vêtement. Amelia Bloomer l'adopte à son tour et en fait la promotion dans son journal, le Godey's Lady's Book. Le mouvement des "Bloomers" (littéralement les Culottes) est né.
Bien-entendu l'initiative donne lieu à de vives critiques, y compris émanant des femmes. En 1859, Madame Bloomer elle-même abandonne le vêtement, considérant que l'invention de la crinoline est une avancée suffisante. En dépit de cette initiative avortée, les Bloomers ont remporté un demi-succès puisqu'elles ont influencé la conception du costume des cyclistes apparu dans les années 1880-1890. Le costume est composé d'un pantalon mi-long, d'une culotte bouffante, d'une jupe fendue et d'une paire de bas. Il représente une concession aux convenances qui a permi aux femmes d'accéder à la pratique d'un sport auparavant jugé indécent. L'engouement des femmes pour ce sport a ainsi contribué à la diffusion de son costume qui gagne l'Angleterre. Dès 1874, la princesse de Galles elle-même arbore un costume-tailleur.

 


Pendant ce temps, en France les amazones ne restent pas bras croisés. George Sand (1804-1876) ne se contente pas de porter un prénom masculin et de fumer le cigare. En 1834 déjà, elle débarque à Chamonix vêtue d'un pantalon de toile, d'une casquette, d'une blouse bleue et de talons de bottes coupés (Les quatre montagnes de George Sand de Colette Cosnier, Ed. Guérin, 2004). En 1838, elle reçoit Balzac à Nohant « dans sa robe de chambre fumant un cigare après le dîner, au coin de son feu, dans une immense chambre solitaire. Elle avait de jolies pantoufles jaunes ornées d’effilés, des bas coquets et un pantalon rouge. ». C'est ainsi qu'en 2004, à l'occasion du bicentenaire de George Sand, le député de l'Indre Jean-Yves Hugon suggère au gouvernement français "de mettre en conformité notre droit avec une pratique incontestée et incontestable des femmes ».
A Paris, la capitale mondiale de la mode, Paul Poiret (1879–1944) crée un vêtement qui sert largement la cause du pantalon féminin durant la Belle Époque. Le modèle, appelé Harem, s'inspire des costumes d'un opéra populaire, Sheherazade, écrit par Nikola Rimsky-Korsakov en 1888. Il s'agit d'une sorte de jupe trompe-l'œil à la mode orientale. La maison Bechoff-David dépose à son tour un modèle de "jupes-culottes de promenade" pour les bourgeoises. La presse s'empare de l'affaire et, en 1911, le journal Fémina réplique: «Voilà comment on prétend nous affubler: un pantalon de zouave étriqué, serré aux mollets par des chaussettes. Quelle silhouette gracieuse !». Colette elle-même, qui s'affiche pourtant volontiers en costume trois-pièces, s'insurge aussi :«La jupe, oui. La culotte, oui. La jupe-culotte, non !». La robe-pantalon descend pourtant dans la rue. Le créateur Paul Poiret est acclamé aux États-Unis et dans presque toute l'Europe.

 

La Première Guerre Mondiale marque un autre tournant dans l'histoire du pantalon au féminin. Finis les débats frivoles autour de la jupe-culotte: les femmes remplacent les hommes dans les usines et adoptent leur uniforme. Durant cette sombre période, le pantalon apparaît comme le vêtement le plus approprié même s'il est toujours contesté. Dans un ouvrage intitulé Anne... Rilla d'Ingleside, la romancière canadienne Lucy Maud Montgomery (1874-1942) décrit la vie quotidienne sur l'Ile-du-Prince-Edouard pendant la Grande Guerre. Elle note que les jeunes femmes travaillant dans les champs portent des pantalons ou des salopettes. Leurs aînées, en revanche, refusent de céder à une tendance jugée indécente. En France, l'institutrice Hélène Brion (1882-1962), féministe et militante syndicaliste, est accusée de pacifisme et devient la cible d'une vaste campagne diffamatoire. Le journal Le Matin lui reproche notamment sa tenue de cycliste : « Habillée en zouave, musette de côté, elle passait par la fenêtre, s'asseyait sur les tables. ». Elle sera condamnée à plusieurs mois de prison avec sursis et révoquée de l'Éducation Nationale.
Avec les Années Folles, revient le temps des frivolités et de la provocation. L'androgynie fait fureur: les femmes se coupent les cheveux, exposent davantage leurs bras et leurs jambes, adoptent des tissus fluides... certaines obtiennent même le droit de vote (Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, État-Unis, Russie soviétique...) mais le pantalon reste tabou. Gabrielle "Coco" Chanel (1883–1971), qui comme le reste des Françaises ne vote pas encore, défend néanmoins ardemment le port du pantalon. Elle commence à dessiner des tenues de cavalière tandis que Jean Patou (1887-1936) s'impose avec des costumes de bain féminins qui ressemblent à des pyjamas courts. En 1930, Marlène Dietrich (1901-1992) apparaît dans Cœurs brûlés de Josef von Sternberg vêtue d'un pantalon. L'actrice qui porte volontiers le costume dans la vie privée contribue a populariser le port du pantalon. Dès 1939, le magazine Vogue publie des photos de mannequins en tenues d'équitation, de golf ou de natation. Dans le numéro du mois de novembre, il est même spécifié qu'une garde-robe féminine est incomplète si elle ne compte pas un ou deux pantalons sur-mesure.

 

La Seconde Guerre mondiale impose des restrictions qui laisse peu de place à la coquetterie vestimentaire. En Angleterre, la Chambre de Commerce stipule la quantité de tissu et de boutons qui peuvent être utilisés dans la fabrication de pantalons féminins. Aux États-Unis, les femmes se laissent convaincre par l'image de "Rosie la Riveteuse" (toute en muscle et vêtue d'un bleu de travail) qu'elles peuvent riveter, souder ou construire des bâtiments militaires au lieu de rester travailler chez elles pendant que les hommes sont au front. En Italie, Benito Mussolini (1883-1945) interdit purement et simplement le port du pantalon sous prétexte qu'il use trop de matière. Pétain et Goebbels, de leur coté, prônent un retour au costume d'inspiration traditionnelle pour affirmer les identités nationales. En 1947, Christian Dior impose son New-Look, le retour à la douce féminité et aux vêtements élégants. Au même moment, les plus belles actrices du cinéma (Grace Kelly, Katherine Hepburn ou Lauren Bacall) réinventent leur propre modèle: une femme nouvelle, investie dans son métier et portant le pantalon. La révolution est menée à son terme lorsque Marylin Monroe arbore un jean dans Bus Stop. Les années 60-70 voient le développement d'une mode unisex symbolisée par le port de pantalons à braguettes. La boucle est donc bouclée lorsque paraît le roman d'Alice Walker, La couleur pourpre, en 1982. La quête d'indépendance de l'héroïne semble culminer au moment où elle pénètre dans un magasin de Jeans.


Bien à vous!




Images : Library of Congress et WikipediaHistoire d'un pantalon hors-la-loiFAITOLOGIE


lundi 5 octobre 2015

Les Grandes Dames de " La Plume" Suite

                             
Joyce Carol Oates
1938-

  Joyce Carol Oates :"J'aime les personnages qui ne 
         s' éffondrent jamais totalement"
                                            Propos recueillis par Marine Landrot Publié le 22/02/2014                                            
Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938à Lockport dans l' Etat de New York, est une femme de lettres américaine, à la fois poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Elle a également publié plusieurs romans policiers sous les speudonymes Rosamond Smith et Lauren Kelly.



A 75 ans, Joyce Carol Oates n'a cessé d'écrire depuis que sa grand-mère lui a offert sa première machine à écrire, à l'âge de 14 ans. Résultat : une cinquantaine de romans, le double de nouvelles, et de nombreux essais, sur la littérature comme sur la boxe, sans compter son journal intime et les livres publiés sous pseudonyme, Rosamund Smith ou Lauren Kelly. Son nom circulait pour le dernier prix Nobel de littérature, finalement remporté par une autre romancière d'Amérique du Nord,  Alice Munro.


Fine psychologue, elle « aime les personnages ambigus, leurs zones d'ombre et leurs secrets. La violence et les pulsions sexuelles présentes dans certains de ses récits sont proches de celles que l'on retrouve dans le roman noir ». À l'opposé de ces textes ancrés dans la réalité sociologiques américaine, l'autre versant de l'œuvre de Joyce Carol Oates use d'un réalisme magique dans des romans gothiques contemporains, où apparaissent les influences conjuguées de William Faulkner, Franz Kafka, Thomas Mann et, surtout, Flannery O'Connor, notamment la Tétralogie du Pays des merveilles, qui inclut le roman Eux (Them, 1969), lauréat du National Book Award, et dans la Saga gothique, qui s'amorce avec le roman Bellefleur (1980)




et s'achève avec Maudits (The Accursed, 2013)
.
                

Un peu à part dans l'ensemble de l'œuvre, son roman Blonde,
inspiré de la vie de Marilyn Monroe et publié pratiquement dans le monde entier, lui vaut les éloges unanimes de la critique,




                                                                                                                                     


 tout comme le roman Les Chutes (The Falls,
2004 sur la tentation du suicide et la puissance de l'argent dans l'Amérique des années 50-60) grâce auquel elle remporte en France le Fémina étranger (2005).



Nous étions les Mulvaney, chronique de la déchéance d'une famille catholique des années 70, ou encore Petit Oiseau du ciel, superbe portrait de deux adolescents brisés par leurs parents meurtriers.

 
Après J'ai réussi à rester en vie, puissant récit de deuil, écrit à la mort de son mari, 
elle nous est revenue l'an dernier avec Mudwoman, 
un roman fort sur la névrose d'une fillette abandonnée en bas âge par sa mère dans les marécages, devenue quarante ans plus tard présidente d'université, dans une Amérique où s'affrontent pro et anti-guerre en Irak.





 Tout récemment, elle a aussi publié un roman pour la jeunesse, Ce que j'ai oublié de te dire.

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Professeur à Berkeley, rivée à Twitter sur son téléphone portable, Joyce Carol Oates s'affiche ostensiblement comme une femme de son tempsElle suscite aussi la controverse à plusieurs reprises, notamment avec son roman de littérature d'enfance et de jeunesse intitulé  Sexy (2005),
qui aborde de front les thème de l' adultère, de la pédophilie et de l' homosexualité.

Excellente nouvelliste, Oates signe aussi de courts romans, dont le plus reconnu demeure Reflets en eau trouble (Dark Water, 1992)
, qui revient sur le fait divers de l' accident de Chappaquiddick.
Essayiste, elle donne des études sur les œuvres de D.H. Lawrence et Oscar Wilde et s'intéresse également à l'écriture féminine et à la boxe.
Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du prix Nobel de Littérature.

Alors qu'elle enseigne toujours la littérature à  université de Princeton, son époux, Raymond J. Smith meurt en février 2008. Il dirigeait une revue littéraire canadienne, l'Ontario Review.
Joyce Carol Oates est membre de Mensa.

                               “Ecrire est une discipline, un défi élevé, 
                                            un sport de haut niveau.”
                                                    


  Notre prochaine Grande Dame "de la Plume" sera   
Marguerite Duras

Bien à vous!



Mensa est une organisation internationale dont le seul critère d'admissibilité est d'obtenir des résultats supérieurs à ceux de 98 % de la population aux test intelligence (le plus souvent, un test deQI). Elle fait donc partie de la catégorie des sociétés à QI élévé.
Mensa a été fondée à Oxford en 1946 au lendemain de la seconde Guerre Mondiale dans un but pacifiste et vise contribuer à l'épanouissement de l'intelligence humaine pour le bien de la société. Avec plus de 110 000 membres dans le monde, elle est très connue dans le monde anglo-saxon, mais compte peu de membres en France au regard de son potentiel. Un membre de Mensa est appelé « Mensan », ou encore « M's. »